
Le problème de la surexploitation des ressources halieutiques existe déjà depuis quelques années et la situation ne cesse de s’aggraver.
La pêche en mer commence à menacer sérieusement la biodiversité marine. La proportion des stocks halieutiques et des espèces est maintenant en surexploitation, voire en voie de disparition. 
C'est le principal constat du rapport biennal de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO). Selon des estimations de la FAO, plus de 70 % des pêcheries sont épuisées ou presque, alors que de plus en plus d’habitants de notre planète dépendent de la pêche pour s’alimenter et gagner leur vie. La concurrence entre pays en terme d'accès aux lieux de pêche a déjà entraîné des différends, voire des affrontements violents
De plus, dans les eaux européennes, le constat est alarmant. De manière générale, les parts prélevées sur les stocks ne cessent d’augmenter, ce qui provoque une baisse des quantités de poissons adultes. Les poissons ronds démersaux, c'est-à-dire ceux qui vivent en pleine eau proche des fonds marins comme la morue, l’églefin, ou la merlu, qui ont une forte valeur commerciale, sont les plus menacés, alors que les petits poissons pélagiques, comme la sardine ou le chinchard, le sont moins pour le moment. La surexploitation des ressources halieutiques a conduit la proportion des espèces en danger ou épuisées à passer d'environ 10 % dans les années 1970 à 24 % en 2003. En 33 ans la proportion des espèces en danger ou épuisées a augmenté de 14 points ce qui montre la gravité de la situation.

La surexploitation des ressources halieutiques est un problème qui suscite de nombreux débats. Ainsi différentes solutions ont été envisagées et proposées pour résoudre ce problème.
Tout d’abord, la démarche écosystémique qui vise à restaurer des ressources halieutiques intensément exploitées et des écosystèmes fragilisés, à limiter les pertes en matière de biodiversité et à optimiser la rentabilité économique des entreprises dans le cadre d’une exploitation durable. L’objectif de cette démarche est d’analyser les effets de la pêche sur les ressources et leurs habitats, et aussi la dynamique économique de la filière et l’évolution de la gouvernance du "système pêche".
D’autre part, dans le cadre de la politique commune de la pêche, la Commission européenne, après avis du Conseil international pour l’exploration de la mer (CIEM) et du Conseil scientifique technique et économique des pêches (CSTEP), définit les espèces les plus menacées et les zones de pêche où doivent s’appliquer des mesures réglementaires. Ces mesures ont pour but de conserver et d'exploiter durablement les ressources pour arriver à un équilibre entre le volume pêché et les quantités de poissons prélevées, afin de ne pas mettre en danger l’avenir des stocks de poissons ou des écosystèmes. Pour les espèces qui ont besoin d’un plan de restauration, ces mesures annuelles imposent une régulation des captures, des efforts de pêche (c'est-à-dire la durée d'activité des navires en fonction de leurs caractéristiques techniques) ou encore des mesures techniques.
Même si les ressources halieutiques sont en danger, de nombreuses actions sont mises en place pour améliorer la situation.


je pense qu il faut bien conserver certains ressources
pour que notre planete reste vivante