Une formule choc utilisée par le magazine Psychologies lors de la semaine du développement durable. Au-delà du plaisir sémantique, cet énoncé nous place immédiatement dans le vif du sujet : pourquoi certains citoyens ne réagissent-ils pas, ou si peu, face aux menaces environnementales ?
L’attitude éco…logique des citoyens français tend à se développer au quotidien. Muni de nos sacs poubelles dépareillés, nous sommes des acteurs du recyclage. Un rôle crucial à la vue des quantités monstrueuses de déchets produits par chacun. Produits ? Le terme, souvent utilisé et accolé à cette expression, fait réfléchir.
Moi Lolita !
« Je n’y peux rien, j’ai acheté cette boîte de 12 gâteaux, ils étaient emballés par 2 ! » en ajoutant que « ce n’est pas moi qui les aient produit ces déchets, c’est le fabriquant » ou bien « je n’y peux rien si ma voiture fonctionne à l’essence ». Des raisonnements pour se convaincre que l’on n’a pas le choix dans ses achats que l’on n’a pas de poids dans ses choix.
S’inspirant facilement de la technique éprouvée de l’autruche, nous pouvons nous cacher derrière une situation, un évènement ou une parole pour ne pas agir. Cette situation où nous avons tendance à vivre suivant le principe de plaisir et non celui de réalité est expliquée par Freud. Autrement dit, à l’angoisse provoquée par la réalité, nous préférons toujours le plaisir ou du moins le confort offert par un beau mensonge. Alors qu’il est toujours possible d’éviter de subir les erreurs ou omissions des fabricants en consommant des produits moins polluants.
Une négation de la réalité pour toute action ?
Cette menace environnementale sur la planète et nos enfants est-elle trop pesante pour nous ? Cela nous terrorise-t-il ? Ou bien, la charge du quotidien professionnel et personnel, apportant déjà son lot de difficultés, de luttes et de peurs, fait-elle office d’œillère ? Ou plus simplement, certains citoyens ne croient pas à cette formule du développement durable pour sauver la planète ?
Dans le cadre de ce dernier postulat, on peut se rendre que certains remettent en cause le terme même de développement durable en lui affublant la qualification d’oxymore, au même titre qu’une « guerre propre ». Cette association d’un terme à connotation négative à un autre qui, lui, possède une connotation positive permettant de sous-entendre que le développement n’a pas de limites comme si nous n'avions pas fait le tour de notre planète et de ses ressources, comme si nous refusions délibérément que tout ici bas est une matière finie. Ainsi, pour certain regard critique, objectif ou non, il s’agit d’un non sens volontaire, émanant de personnes qui utilisent cette expression pour faire accepter aux autres leurs propres desseins politiques et économiques.
Pour d’autres encore, cette notion de développement durable peut-être considérée comme une contradiction et une tentative illusoire face à notre mode de vie fondé sur l'accumulation des produits, et donc des déchets. Il faut d’abord s’attacher à réduire notre consommation, d’où des mouvements « slow » par exemple pour y répondre.
Quant à certains points de vue plus extrêmes, ils remettent en cause totalement les fondements scientifiques du développement durable en se basant sur des études scientifiques menées par des personnalités de renom, qui indiquent que le réchauffement climatique est une invention. Quelques prises de renseignements sur l’origine des financements de ces recherches, comme par exemple des groupes pétroliers, peut leur apporter un élément de réponse et un motif d’action.
Voici quelques éléments d’une première approche des raisons de l’inaction ou du refus d’actions de nombreux citoyens concernant les problèmes environnementaux. Nous aurons le plaisir de poursuivre ce questionnement jeudi.
A.S
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