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Si t'es planète - Blog Littoral et Environnement

La glace fond et nous sommes actifs comme une banquise

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En continuité du premier article du lundi 25 mai, nous nous intéressons aux raisons et aux convictions qui font que certains citoyens ne réagissent pas, ou peu face aux menaces environnementales. Après les phénomènes de négation ou d’évasion, poursuivons notre questionnement aujourd’hui.

 

 


Le capitalisme a un nouveau terrain de jeu !
D’autres avis dubitatifs vis-à-vis de ce mouvement de « Global warning » au sujet du développement durable, estiment que cette mobilisation n'est alors rien d'autre qu'une phase, sournoise, du déchainement capitalistique. Une phase qui subit donc les mêmes dérives de comportements humains via les grandes entreprises et institutions politiques.
Il est vrai que des opportunistes verts ou socialisants, brandissent de jolies convictions morales grâce au kit développement durable (chartes, discours, réunions, communication institutionnelles et produits…). 

Une vague d’éco blanchiment (ou greenwashing) de grandes sociétés à laquelle s’ajoute un phénomène de prise de pouvoir dans les instances environnementales, comme nous le démontrent Agnès Bertrand et Laurence Kalafatidés dans leur livre « OMC, le pouvoir invisible ». « Le discours des spécialistes de l'OCDE sur le développement durable relève d'une configuration sémantique qui consiste à asséner des contre vérités avec aplomb. Des semences génétiquement manipulées et brevetées pour vaincre la famine; la compétition exacerbée pour parvenir à une répartition plus « équitable » des richesses; la privatisation des services d'environnement aux mains de pollueurs pour sauver l'atmosphère! L'obsession de transformer la nature en devises se déguise désormais en croisade pour sauver la terre! Le club d'humanitaires écologistes du BASD, groupe d'action mondial des affaires pour le développement durable, organisation  autoproclamée  par le monde du business, crée par la chambre de commerce international et le conseil mondial des affaires pour le développement durable, s'est choisi comme président le PDG de Shell. Ce club compte des firmes aussi notoirement écologiques que Monsanto, Vivendi et Suez […] vive le business action pour la domination durable! »

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Une récession durable pour un développement raisonnable ?

Au danger du greenwashing, s’ajoute celui des intérêts toujours identique des entreprises : faire des bénéfices. Et ce développement durable transformé en domination durable pourrait d’une part faire émerger des « world compagnies » dominatrices dans le secteur du  respect de l’environnement et des lobbies puissants, et d’autres part, des lois répressives. Nous passerions des magna du pétrole aux leaders du déchet recyclable, inversant du même coup la répartition du Cac 40 par une célébration des meilleurs orateurs à la tribune de la défense de l’environnement.
La récession actuelle permet justement de s’interroger sur le futur de notre économie, tout en permettant de poser les bases d’un système novateur et concerté. Une récession qui loin d'être un phénomène irrationnel ou catastrophique, est considéré par certains comme l'envers de la croissance et une étape normale de la dynamique énergétique de tout ce qui vit. Des effets positifs à cette récession permettant de consommer raisonnablement et de réfléchir à son mode de vie.
 

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Une approche non manichéenne des avis argumentés des acteurs et des observateurs du développement durable est nécessaire pour que l’on puisse aboutir à un résultat commun et bénéfique pour chacun.  Mais une certaine volonté semble nécessaire pour mener à bien les projets de respect de l’environnement en confiance avec les institutions en charge des dossiers. Car comme le dit Nicolas Hulot, « c’est comme dans une salle de 1classe : il y a toujours un ou deux mauvais élèves au fond qui parlent plus fort que les autres dans le seul but se faire remarquer ! »

Alors pour convaincre les derniers indécis, que faudrait-il mettre en place?  Vis ma vie d’ours polaire sur mon morceau de banquise? Partage les gaz d’échappements des rouges gorges ? Nages dans le pétrole avec les baleines ? Ou bien attendent-ils simplement les progrès de la science et l’intervention du savoir des intellectuels pour apporter une solution à tout cela. Une pensée occidentale, dans les traces de Descartes, de croyance en l’évolution des connaissances scientifiques qui permet de se décharger de sa responsabilité vis-à-vis de la planète ?

Mais toujours est-il que ces convictions contradictoires continuent d’alimenter la suspicion, alors qu’en réalité, il n’y a plus de place ni de temps pour le doute.

A.S
Source :
Blog sos crise
France info

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