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« On me paye pour vendre des crottes de vers de terre ! »

Terra cycle est une entreprise américaine qui donne une autre vie aux déchets non recyclables et les transforme en nouveaux biens de consommations.

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Des patrons en herbe amis des vers de terre


Tout a commencé en 2001. Tom Szaki et son ami Jon Beyer alors étudiant à l’université de Princeton se lance dans la transformation des déchets alimentaires du restaurant universitaire en un engrais domestique liquide naturel et hyper-efficace à partir de lombricompost.
En 2003, l’entreprise créée, TerraCycle, dont les finances sont au plus bas, gagne le concours de business plan « Carrot » doté d’un investissement d’un million de dollars. Largement suffisant pour se développer à travers les Etats-Unis et promouvoir la marque. Mais TerraCycle « refusa la somme d'argent à cause de la direction vers laquelle Carrot Capital désirait tourner la société. »


Un produit écologique : le worm poop !

Le lombricompost utilise des vers qui sont nourris de déchêts organiques puis leur excréments sont liquéfiés et brassés dans un thé de composte. Le tout est ensuite embouteillé dans des bouteilles de soda, lesquelles sont collectées pour la plupart par des Bottle Brigad (Brigades de bouteilles) agissant à fin de soulever des fonds monétaires pour des écoles ou institutions caritatives d'Amérique du Nord. Car TerraCycle n’achète aucun produit neuf : les vaporisateurs sont des surplus de l’industrie et les cartons d’expédition achetés à vil prix chez des imprimeurs distraits (erreurs d’impression).

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Ce produit écologique répond au doux nom de worm poop, soit littéralement « excrément de ver » !

TerraCycle continua ce développement grâce au financement de business angels.  L’engrais est désormais fabriqué industriellement sur un convoyeur où vivent les vers qui laissent derrière eux les précieux excréments et remontent sans fin vers l’amont où des déchets organiques compostés sont ajoutés au fur et à mesure.


La naissance d’un éco capitaliste


En mai 2004 Home Depot commença à proposer son engrais sur son site Internet et permis une croissance significative à la jeune start-up.
Rapidement suivie par Wal-Mart, leader mondial de la distribution, Target ou Whole Foods,  les 70 000 micro-organismes qui vivent dans une bouteille font des merveilles au jardin et commencent à rapporter de belles sommes à Tom Szaki.

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Mais le vrai coup de génie de TerraCycle, c’est que d’autres entreprises comme Pepsi, Kraftfoods ou Stonyfield Farm la payent pour prendre en charge leurs déchets verts ou alimentaires (elles économisent ainsi des coûts de mise en décharge d'environ 100 dollars la tonne). A la pointe de l’écologie industrielle, qui consiste à utiliser les déchets comme des ressources, TerraCycle réussit ainsi la prouesse de dégager du profit net sur la seule acquisition de ses matières premières (20 à 30 dollars par tonne de déchets).


De nouveaux produits ont été inventés, toujours à base de déchets : nourriture pour oiseaux, sacs a mains et besaces faites d’emballages de cookies et autres pâtisseries, crayons de couleur en papier journal, et même divers objets en bioplastique.
Avec plus de 2 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2008 et une cinquantaine d’employés, TerraCycle est désormais installée dans l’éco-paysage nord américain.


« Un trash entrepreneur » icône du green bizness

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Dès ses premières interviews, Tom Szaky annonçait la couleur. « On me paye pour vendre des crottes de vers de terre ! N’est-ce pas merveilleux ? »  « C’est ça, le rêve américain ! », ajoutait un journaliste. Le jeune patron canadien de TerraCycle, qui se définit lui même comme un « trash entrepreneur », n’en finit pas de faire le buzz aux Etats-Unis. Avec sa bonne tête et son sens de la formule, il est devenu en quelques années le bon client des talk shows américains et multiplient les conférences. Symbole auto-proclamé de « l’éco-capitalisme », il agace autant qu’il séduit.
Tom Szaky a réussi. Il veut donc tout naturellement nous faire partager les secrets de sa réussite au travers d’un livre : « Revolution in a bottle ». On y découvre ses trois règles d’or : « Un bon business doit être bon pour les gens, bon pour l’environnement, et bon pour les profits ».


Sources :
http://fr.wikipedia.org/wiki/TerraCycle
http://www.mescoursespourlaplanete.com/Actualites/TerraCycle_transforme_les_daechets_en_or____429.html
http://www.cleantechrepublic.com/2009/06/03/le-jeune-patron-de-terracycle-fait-le-buzz/
http://www.mescoursespourlaplanete.com/Actualites/Kraft_recycle_ses_emballages_avec_TerraCycle_255.html

Photos : Flickr

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