En 2005, les cantons littoraux (Corse non comprise) ont accueilli 7 millions de résidents, soit 11,8% de la population métropolitaine sur seulement 6 % du territoire. Entre 1975 et 2005, leur population a augmenté de 19,4% contre 16,1% au niveau national, ce qui représente un million de résidents supplémentaire en trente ans. A ces habitants permanents s’ajoutent de nombreux touristes et les occupants des résidences secondaires.
Des territoires encore épargnés entre 1990 et 1999 ont vu leur population augmenté depuis 1999 : la côte des Abers dans le Finistère Nord ou dans le Médoc en Gironde. Entre 1990 et 1999, les fortes augmentations se concentraient particulièrement dans des secteurs urbains et/ou touristiques comme Saint-Malo, Saint-Brieuc, Brest, La Rochelle etc. Depuis 1990, ces augmentations ont tendance à être généralisées sur l’ensemble du trait de côte et son arrière-pays.
Les conséquences sine qua non de la forte densité de population est le niveau élevé de l’artificialisation du littoral. Les territoires artificialisés couvrent 13,1% de la surface des communes littorales en 2000, cette part monte à plus de 27% à moins de 500 mètres de la mer et décroit au fur et a mesure que l’on s’éloigne des rivages, la moyenne métropolitaine n’étant que de 4,7%.
L’artificialisation progressive du bord de mer est due à un niveau élevé de construction de logements et de locaux (bureaux, bâtiments industriels ou agricoles, locaux commerciaux, équipements collectifs…). La pression de construction de logements est 2,5 fois supérieure dans les communes littorales par rapport à la moyenne métropolitaine et elle ne cesse d’augmenter dans l’arrière-pays. De 1990 à 2006, les surfaces de logements construits annuellement ont été multipliées par 2,3 dans l’arrière pays littoral contre 1,1 en bord de mer et 1,4 pour le territoire national.
Les municipalités doivent être vigilantes sur ces constructions et doivent surtout respecter la loi littorale sur les constructions de logement.
Enzo – EXE1


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