Tout l’été, les amateurs de pêche ont pu savourer du bar ou du maquereau et autres poissons issus de l’Atlantique. Mais préparez vous, une nouvelle réglementation va bientôt voir le jour. Elle va bousculer 2.4 millions de pratiquants.
Depuis quelques années, la pêche de loisir qui se pratique sur le domaine public maritime connaît depuis quelques années un fort développement. La pêche, sous toutes ses formes, est une activité très prisée par les populations locales, les plaisanciers et par les vacanciers… Cette augmentation entraîne des abus à la réglementation actuelle et pousse le gouvernement à surveiller de plus près ces pratiques.
Dans le cadre du Grenelle de l’environnement et plus précisément du Grenelle de la Mer, le gouvernement a tenté de mettre en place une charte de la pêche à pied et de la pêche embarquée. Mal ajustée, elle n’a pas vu le jour, mais le Grenelle de la mer prévoit la mise en place d’une charte de la pêche de loisir avec un suivi de deux ans, la création à cette échéance d’un permis de pêche si les résultats ne sont pas satisfaisants et l’instauration de périodes de repos biologiques. Durant l’été, des discussions ont eu lieu au ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer.
Pour aller plus loin, le Ministère souhaite mettre en place un comité de suivi permettant de recueillir les informations sur la pêche de loisir, de la redéfinition des tailles de capture, de limiter ou d’interdire la pêche de certaines espèces menacées, d’établir des périodes de repos biologique, d’imposer un marquage des poissons et de proposer une limitation des captures. Pour ce dernier point, on parle de 4 kilos par pêcheur et par jour… Les fédérations et associations de pêcheurs-plaisanciers, même si elles restent favorables à une modification de la réglementation, s’opposent à l’idée d’un permis et à l’instauration d’un quota journalier.
Si on élargit à l’Europe, une commission européenne s’est réunie en 2008 et a proposé un règlement pour préparer la réforme de la pêche dans la Communauté européenne qui devrait entrer en vigueur en 2012. Ce texte prévoit que la pêche récréative soit soumise à des quotas qui viendraient en déduction des quotas imposés à la pêche professionnelle. Ce qui aura pour conséquence de dresser les uns contre les autres…
Au ministère, on temporise en précisant que ces mesures, si elles voient le jour, ne devraient concerner que les espèces faisant l’objet d’un plan de restauration des stocks, comme le thon ou le cabillaud.
Surveillons de plus près les discussions sur cette nouvelle réglementation qui ne va pas s’en déplaire certains touristes. Mais en plus de la pêche à pied, vous pouvez en même temps nettoyer les plages, comme l’ont fait nos étudiants à la Bernerie, du deux en un !
ES

