Chaque année du printemps au début de l’automne, des milliers de touristes français et étrangers choisissent les îles du Ponant pour leur beauté et leur authenticité.
Cette affluence pose plusieurs problèmes. Le premier touche l’équipement et les services, car avec une population multipliée par près de 100 en période de pointe estivale, Ouessant a par exemple dû s’équiper d’une caserne de pompiers neuve, engendrant un coût de plus de 1,3 millions d’euros pour un nombre d’habitants « permanents » n’excédant pas 850. La question du financement de ces infrastructures se pose cruellement et l’Etat, comme les collectivités locales, devront mettre la main à la poche.
Vient ensuite la flambée de l’immobilier consécutive à l’afflue de résidents temporaires et d’acquéreurs de maisons secondaires qui doivent souvent être construites spécialement, avec des coûts importants liés à une logistique difficile (les matériaux viennent du continent). Du coup, c’est le logement social qui prend du retard et limite d’autant la capacité de ces îles à attirer une population stable. La pollution visuelle est également au rendez-vous, même si près de 80% des surfaces sont protégées par la loi littorale.
Voilà qui nous amène au troisième enjeu : l’environnement. La gestion des déchets est rapidement problématique dès que les touristes commencent à arriver. De la même façon, la question des énergies se pose avec acuité.
Pour ces raisons, les îles de l’archipel se sont regroupées en association pour mieux faire face à tous ces défis, et en particulier, elles ont affiché leur volonté d’être un véritable laboratoire du développement durable, affirmant que « Les îles du Ponant s’y prêtent vraiment ».


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