A Peyrestortes, une commune située près de Perpignan, finis les chevaux mécaniques : on a décidé de revenir aux vrais chevaux, bien vivants ceux-là ; comme si l’usage des méthodes passées redevenait une solution d’avenir. C’est une association de défense des chevaux de trait qui a démarré il ya quelques années le démarchage des communes de la région pour réhabiliter cet animal qui avait rendu tant de services dans nos campagnes. Aujourd’hui à Peyrestortes, c’est un attelage à cheval qui est affecté à la collecte des déchets, en compagnie de deux employés municipaux.
Et ça marche ! Le calcul est simple : l’utilisation d’un cheval de trait en remplacement d’un véhicule à moteur réduit de 35% l’émission de CO2. Et c’est sans compter avec l’engouement des populations locales et des touristes qui jugent ces initiatives à la fois innovantes et séduisantes. La qualité de vie et l’agrément se conjuguent pour un résultat tangible et mesurable en faveur de l’environnement.
Et c’est aussi agir pour la sauvegarde du cheval de trait, une espèce gravement menacée qui retrouve là des raisons d’exister.
Du coup, pas moins d’une trentaine de communes ont manifesté leur intérêt pour ce mode original de transport : elles l’ont adopté ou prévoient de le faire pour diverses tâches municipales : collecte des déchets bien sûr, mais aussi tonte des espaces verts, maraîchage, ramassage des feuilles et bois morts dans certains parcs (cas de Lyon par exemple).
Alors maintenons les efforts pour la pérennité de cette espèce en ne pensant pas seulement aux éléphants, tigres et autres pandas ou girafes : battons-nous aussi pour cette espèce régionale qui joint l’utile à l’agréable.


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